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Les géants mondiaux de la pub Publicis et Omnicom fusionnent. Vers l'application des "diversity best practices" US en France ?

« Du pain, du vin, du Boursin », « c’est Shell que j’aime », ou encore « André : un chausseur sachant chausser », ont fait la réputation de Publicis et de son créateur Marcel Bleustein-Blanchet. Depuis, la société française s’est transformée en géant mondial de la pub et, sous la houlette de son président Maurice Lévy, va même devenir un mastodonte mondial. En effet, Publicis a dévoilé dimanche son projet de fusion avec le groupe américain Omnicom. La nouvelle structure s’octroiera le statut de leader mondial, loin devant son unique concurrent, le Britannique WPP, l’actuel n°1.

Fondé en 1926 à Paris par Marcel Bleustein-Blanchet, Publicis compte près de 58.000 collaborateurs dans 108 pays et a réalisé l’an dernier un bénéfice net de 737 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 6,6 milliards d’euros (8,8 milliards de dollars). Il se présente comme le troisième groupe mondial de communication, numéro deux en conseil et achat média, et numéro un « en communication digitale et dans la santé ». Publicis est coté à Paris et son cours de Bourse le valorisait à 12,5 milliards d’euros vendredi en clôture (16,6 milliards de dollars).

Son nouveau partenaire, Omnicom, qui emploie 71.000 personnes dans le monde, a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 14,2 milliards de dollars et un bénéfice net d’un milliard. Coté à Wall Street, le groupe pesait vendredi 16,7 milliards de dollars. Ensemble, les deux groupes, qui veulent s’unir sous le nom de Publicis Omnicom Group et se baser juridiquement aux Pays-Bas, représentent une valeur boursière combinée d’environ 35 milliards de dollars (26,5 milliards d’euros).

Cela est peu face aux 400 milliards de dollars d’Apple et aux 294 milliards d’euros de Google. Car la méga-fusion de Publicis et Omnicom n’a pas pour premier objectif de supplanter WPP. Maurice Lévy estime en effet que la vraie concurrence vient des géants du numérique qui, de plus en plus, développe leurs filières de communication. Google contrôle ainsi près de la moitié du marché de la publicité en ligne. Publicis et Omnicom comptent donc peser de tout leur poids pour rester dans la course.

Maurice Lévy et John Wren ont souvent manifesté, ces dernières années, leur engagement en faveur d’une meilleure représentation de la diversité au sein des agences de publicité. Sous l’impulsion de la Commission des Droits de l’Homme de l’Etat de New York, le groupe Omnicom a instauré un système de quotas dans ses agences américaines, en faveur des minorités. En France, Maurice Lévy a créé le poste de Reponsable Diversité au sein de Publicis. Le Club Averroes souhaite que de telles initatives se multiplient et qu’un changement de mentalité s’opère en matière de recrutement dans les agences de publicité françaises.

Pour en savoir plus :

Publicis, Omnicom merger likely to renew focus on lack of diversity in ad industry